Les quatre astres de l’amour libre
Galaxie – Viviane-José Restieau
Dans l’article Préliminaire à l’amour, j’ai partagé avec vous quelques postulats, ceux à partir desquels se construit ma relation à l’amour. Je passe à une partie plus pratique maintenant, à savoir ces phares qui guident mon odyssée amoureuse.
Lorsque les gens me posent des questions sur mes amours, je n’ai pas encore trouvé de réponse simple à l’oral. Le “à propos” de mon présent site internet indique succinctement que “des déesses enchantent ma vie”.
Le fait de parler de plusieurs déesses et de fidélité et de liberté et de dire que cela n’a rien à voir avec le libertinage, le donjuanisme ou même le polyamour, voilà qui me vaut pas mal de questions. J’en ai reçu des dizaines, j’y répondrai dans une FAQ dédiée.
Le fait de parler de déesses, d’amoureuses, de nouvelles relations, risque de vous donner l’impression que je fréquente beaucoup de femmes et que je mène une vie donjuanesque. Rien de plus faux. L’art d’aimer m’a conduit à vivre en même temps un petit nombre de relations amoureuses –moins que les doigts d’une main– qui s’ordonnent suivant la même géométrie naturelle que celle des relations d’amitié : certaines au quotidien, d’autres épisodiques, toutes joyeuses et libres. En tant qu’art, l’amour demande une profonde rigueur. Une rigueur bien supérieure à celle du couple romantique, le prêt-à-porter amoureux que vivent la plupart des gens. Laisser la place pleine et entière à l’énergie du sexe, du cœur et de l’esprit se construit par l’expérience. Cela demande beaucoup de délicatesse et un profond cheminement intérieur.
Je vais ici partager avec vous les 4 astres qui guident mon aventure amoureuse. Grâce à eux, des relations harmonieuses, pérennes, libres, joyeuses, créatives, peuvent non seulement exister, mais coexister, et surtout mutuellement s’enrichir. Ces astres m’offrent des repères précis et précieux dans les océans de la vie. Peut-être vous inspireront-ils aussi. Alors voici…
- Rien ni personne ne doit empêcher des êtres de s’aimer de la façon dont ils le désirent
- La vérité radicale
- Pas d’attachement aux formes
- Chaque relation doit nourrir les autres
Rien ni personne ne doit empêcher des êtres de s’aimer de la façon dont ils le désirent
Premier astre : la liberté d'aimer
Cette proposition, tout le monde ou presque la signerait en bas de la page.
Quant à son application concrète, là on entre dans une toute autre histoire. Si on fait le compte, dans la société, et surtout au fond de soi, beaucoup de forces se liguent ensemble pour s’empêcher soi-même et empêcher les autres d’aimer librement. Au nom de la morale, de la peur, de la religion, des codes sociaux, du devoir, de la jalousie, de l’exclusivité, de la possessivité, de la doxa… Beaucoup se montrent prompts à s’opposer à la liberté d’aimer le jour où leur conjoint·e s’éprend d’une autre personne. La peur, la possessivité ou l’exclusivité prennent le contrôle. Les religions, elles, distillent leur curare paralysant au cœur même du processus amoureux en décidant qui a le droit d’aimer qui, et de quelle façon. Côté sociétal, certes on constate des progrès, en particulier vis-à-vis de l’homosexualité, des non-binaires, des transgenres, etc, mais bien d’autres formes de relations amoureuses demeurent taboues, en particulier celles qui ne relèvent pas du binôme classique. La norme reste finalement assez étroite.
Examinons ce premier astre de plus près…
Lorsque je parle de “s’aimer”, rien ne dit comment. Aimer relève d’un état de conscience et d’un art (cf préliminaires) desquels toutes les formes peuvent jaillir : construire un projet ensemble, danser, fonder une famille, faire l’amour, partager une passion ou faire un voyage, peu importe. La source d’amour se matérialise en d’infinies formes qui composent l’écosystème humain. On n’aime pas ses enfants de la même manière que son amant·e ou que ses ami·e·s ou ses partenaires de travail. Aimer de la façon dont on le désire.
Un des principaux ennemis de la liberté d’aimer tient dans la notion d’exclusivité. Ce mot ne veut rien dire, car de relation exclusive, je n’en ai jamais rencontrée. Il n’existe pas d’exclusivité intellectuelle, pas d’exclusivité émotionnelle, pas d’exclusivité du temps, pas d’exclusivité énergétique, pas d’exclusivité sentimentale. Il n’existe même pas d’exclusivité sexuelle si l’on étend le sexe à une notion plus vaste que le seul coït. Nos énergies, nos émotions, nos idées, nos pensées s’interpénètrent sans cesse. On s’insémine les uns les autres, on vit les uns dans les autres. Ainsi le couple, comme les autres, se laisse traverser par la grande orgie qui anime le cosmos et la société humaine.
Donc l’exclusivité n’existe pas.
Et pourtant… Si deux corps s’étreignent et jouissent en dehors du couple, là, pour beaucoup de gens ça se gâte. Quelle ligne a-t-on franchi ? Quelle trahison a bien pu se produire ? Quelque chose devient inacceptable lorsque le sexe physique entre en jeu. Le rejet, la colère, la peur s’installent. Je peux en comprendre des raisons historiques, mais je n’en trouve aucune liée à une soi-disant nature humaine, ou à notre constitution spirituelle. En tout cas, l’exclusivité coïtale (on devrait la nommer ainsi) constitue un motif fort courant de rejet de la liberté d’aimer, un refus de ce premier astre de l’amour libre dont je vous parle.
Je rappelle que ce premier astre ne dit rien sur les façons d’aimer. Si un couple se sent bien dans l’exclusivité coïtale, qu’il le fasse. Si une communauté de personnes décide de s’étreindre librement, qu’elles le fassent. Si un être se sent bien dans un célibat construit sur son mariage intérieur –son androgynat– qu’il·elle le fasse.
Dans ma vie, cet astre éclaire les premiers pas vers la relation amoureuse. Il me permet de tenir le cap dans les tempêtes émotionnelles que les autres, parfois mes bienaimées, me renvoient. Sa brillance fait fondre les rejets que j’ai évoqués plus haut. La jalousie, la possessivité, l’exclusivité n’ont plus leur place. J’ai toujours ressenti une joie sincère lorsqu’une compagne me disait avoir rencontré un·e partenaire qui la rendait heureuse, et j’espère cette même posture de mes compagnes.
“Ni rien ni personne ne doit empêcher deux êtres de s’aimer de la façon dont ils le désirent“… Portons la liberté d’aimer comme principe premier et constitutif de nos sociétés. Que les règles sociales suivent ! Que les lois suivent ! Que la société se construise autour de cet axe fondateur !
Quoi qu’il advienne, j’ai décidé de tenir bon face aux résistances qui s’y opposent ici où là. Je me donne sans relâche à ce bel astre. Parfois il m’emmène dans des mers solitaires, toujours il me garde relié à l’amour intérieur, ce qui permet de ne jamais tarir ma source d’amour.
La vérité radicale
Deuxième astre : la vérité radicale
Qu’y a-t-il que craignent le plus les couples, et peut-être la plupart des gens ? Le mensonge et la vérité.
Cette peur pulse au cœur des relations humaines. L’éducation ne nous apprend-elle pas l’art subtil de l’évitement ? Tout petit on nous apprend à ne pas mentir, on nous apprend aussi à ne pas dire la vérité non plus. Cet art-là s’appelle la politesse. “Cela va blesser l’autre”, “il n’a pas la capacité d’entendre ça”, “ça fait impoli”, “ça va déclencher un conflit”… autant d’arguments pour tuer dans l’œuf la vérité de notre être : idées, émotions, sentiments, peurs, aspirations profondes… En fait, qui voulons-nous vraiment protéger lorsque nous mentons par omission ? Il ne faut pas creuser bien profond pour s’apercevoir qu’on se protège avant tout soi-même des conséquences –réelles ou hypothétiques– de cette vérité que l’on bâillonne au fond de soi pour ne point la dire à l’autre.
En taisant notre vérité intérieure, non seulement nous perpétuons une société de l’évitement, mais nous n’offrons pas à l’autre la liberté de se déterminer par rapport à cette vérité. On ne lui laisse pas le choix de sa colère, de sa joie, de ses découvertes possibles, de sa résignation, de ses processus intérieurs. Par omission, nous participons activement à la culture de de la séparation.
J’ai choisi la vérité radicale dans ma vie. Bien entendu elle se manifeste avec intensité dans le creuset de la relation amoureuse. Je n’y cache ni mes émotions, ni mes sentiments, ni mes choix, ni mes pensées, ni mes actions, ni mes peurs, ni mes zones d’ombre. A partir du moment où j’ai la conscience de quelque chose, cette conscience devient disponible à ma Belle. Les éventuelles blessures qu’elle peut vivre par rapport à cette vérité lui appartiennent. Laisser l’autre aller dans ses propres espaces de souffrance relève aussi de l’art d’aimer. Il suffit de rester présent et aimant.
Magritte – La clairvoyance
Ce faisant, j’ai appris par la pratique que la vérité relève d’un art au moins aussi sophistiqué que celui de l’évitement, et que celui de la politesse. Il faut voir la vérité comme un cadeau, un don. On apprend à offrir la vérité de son être, à la rendre disponible à l’autre, et non à l’imposer. On apprend les mots qui habillent la vérité nue de bienveillance et de douceur. On apprend à exsuder toute toxine résiduelle qui pourrait empoisonner cette vérité.
Pour moi, la vérité constitue la colonne vertébrale de toute relation intime, ce qui la maintient droite, debout, vivante, vibrante. La vérité doit arriver neutre et nue, au service de l’autre, au service de soi, au service de tous. Souvent, la vérité représente un investissement, parfois très loin dans le temps, parfois au-delà même de notre horizon de vie. Il faut aimer beaucoup pour dire la vérité, et il faut la vérité pour aimer beaucoup. Je n’ai jamais cru à l’amour qui ment ou qui omet.
Si une relation amoureuse avec une nouvelle personne commence à grandir, je dois cette vérité auprès des êtres aimés. Qu’ai-je vécu ? Comment s’amorce cette nouvelle relation ? Comment la vivent ma ou mes partenaires actuelles ? Que ressentent-elles ? Ont-elles des demandes ?
On me demande souvent si ma ou mes partenaire connaissent mes autres amoureuses. Oui. Toujours. Aucune des femmes auprès desquelles je marche dans la vie n’ignore l’existence des autres. Certaines se connaissent bien, s’apprécient et se rencontrent. Je porte en moi cette intention de la simplicité, de l’appréciation mutuelle. Je chéris les relations qui s’harmonisent, comme la mélodie de différents instruments dans un orchestre. Je chéris ce qui s’ajoute et s’enrichit. Le texte “Ton plus beau cadeau” ne dit rien d’autre.
On me demande également si j’accepterais que ma ou mes partenaire(s) aient elles aussi des amoureux. Bien sûr. A partir du moment où une relation les enchante, les fait vibrer, ouvre plus encore leur cœur, leur corps, leur esprit, pourquoi devrais-je m’indigner ? De quoi devrais-je avoir peur ? Au contraire, leur bonheur ne peut que me rendre joyeux. Comment peut-on prétendre aimer si l’on rejette l’amour ?
La vérité radicale permet nous rend grands. Elle se pratique au quotidien, à chaque instant, en désactivant le pilote automatique, en respirant.
Pas d’attachement aux formes
Troisième astre : le non-attachement aux formes
La vie, et l’univers tout entier, génèrent des formes, tout le temps. Des nuages, des fleuves, des corps, des planètes, des relations, des processus… La relation entre les êtres possède, elle aussi, des formes : le couple, la famille, l’amitié, la parentalité, le travail, le voisinage, la communauté…
La relation amoureuse humaine a ses formes bien à elle. On leur a donné des noms : conjoint·e, amant·e, mari ou femme, amoureux.se, fiancé.e, compagnon ou compagne, concubin.e… Reconnaissons que cette pauvre nomenclature ne permet pas de représenter la diversité et la richesse réelle qui compose nos relations amoureuses.
La loi de l’impermanence des formes implique que les relations évoluent et se transforment, car individuellement nous évoluons et nous nous transformons sans cesse. On le voit bien dans la parentalité. Tout au long du parcours de vie de l’enfant, du bébé à l’adulte, la relation parent-enfant se transforme, rapidement, parfois brutalement. Que l’on m’explique pourquoi, en matière d’amour, on se fait autant de mal à essayer de se figer dans une forme, comme si cela allait durer pour toujours ! Pourquoi oublie-t-on que chacun va changer, se transformer intérieurement et physiquement, et que la relation va forcément devoir évoluer ? Quel fantasme égotique d’éternité figée nous plonge dans la naphtaline avant l’heure ? Cela me semble aussi naïf et futile que de s’engager à porter un seul et même costume toute sa vie.
Laisser la relation évoluer vers là où nos êtres grandissent permet de nous offrir la véritable fidélité l’un à l’autre. On vit à deux aujourd’hui ? Peut-être vivra-t-on à trois demain. Dans un même lit ? Ou séparément ? A moins qu’on ne se voie de temps en temps, durant les vacances, ou une fois tous les dix ans ? Ou plus jamais ? En s’autorisant la transformation de la relation, on s’offre le cadeau de pouvoir s’aimer à nouveau, différemment, en harmonie avec l’évolution de nos êtres. On peut aussi s’aimer en ne se voyant plus. Les liens invisibles existent également. N’aimons-nous pas nos chers disparus ?
La forme doit servir le fond, et non le contraire. Bien sûr que cela n’a rien de facile. Nous avons un attachement naturel aux formes car elles représentent des espaces familiers dans lesquels nous nous construisons, dans lesquels on a banni, pour un temps, l’inconnu. Quitter le connu, ça fait peur. Cela s’apprend.
Le non-attachement aux formes nous fait passer par des deuils, indéniablement. Ils font partie de la vie. On comprend et on accueille ce processus avec nos enfants. Quel parent ne ressent pas de la tristesse lorsque s’achève la petite enfance, cette période enchanteresse ? Ou lorsque l’enfant entre dans l’adolescence ? Ou lorsqu’iel quitte le foyer pour déployer ses ailes dans le vaste monde ? Autant de deuils qui nous attendent, nous les parent, mais qui ne doivent pas nous faire oublier qu’après la mort d’une forme, une nouvelle va bientôt jaillir, même si on ne sait pas encore laquelle. Il en va de même pour les relations amoureuses. Laissons-les évoluer librement, sans attachement. Et tenons-nous la main.
Aussi je conseille à tous les couples (et trios, etc) qui se forment de promettre fidélité… à ce non-attachement aux formes. Autorisez votre relation à se réinventer chaque jour. Laissez les formes mourir pour laisser l’amour vivre. Donnez-vous beaucoup de temps seul·e avec vous-même, temps que vous offrez à votre couple intérieur. Votre relation à l’autre s’en nourrira, s’en régénérera. Accueillez les deuils et les larmes le temps venu. Forme matérialisée de la conscience, l’eau qui coule quitte une forme originelle pour une autre. L’eau se “décontient” pour donner vie à de nouvelles formes dans le terreau fertile de la vie.
Chaque relation doit nourrir les autres
Quatrième astre : la constellation des relations
Il ne faut jamais perdre de vue que nous vivons dans une constellation de relations. Chaque nouvelle rencontre transmet ses vibrations dans cette constellation comme un insecte dans une toile d’araignée. Vibrations intellectuelles, émotionnelles, énergétiques, spirituelles, psychologiques que nous vivons intérieurement au contact de l’autre. Ces mouvements de contact, nous les répercutons auprès de nos proches, consciemment ou pas.
Natalia Mesa – Web of Love
Ainsi une nouvelle amoureuse potentielle ne rencontre-t-elle pas uniquement moi, Jean-François, mais “Jean-François dans sa constellation d’amour”, autrement dit la constellation des êtres avec qui il partage déjà sa vie. Cela nous renvoie à l’astre précédent, celui de la vérité radicale.
La plupart des couples voient une nouvelle relation d’un des partenaires comme une soustraction et une division. N’implique-t-elle pas “moins de temps ensemble” ? “L’attention détournée vers l’autre” ? “Des sentiments moins forts” ? Si le processus d’entrée d’une nouvelle relation navigue à la lumière des astres que je cite ici, alors, par un mouvement naturel, une nouvelle relation va nécessairement nourrir les autres, se coconstruire avec les autres. Peu importe la forme une fois de plus. L’acte de vérité radicale provoque des alchimies génératives et enrichit la constellation des relations. On sait faire cela avec l’arrivée d’un nouvel enfant dans la famille, avec l’arrivée d’un nouveau collègue dans l’entreprise… pourquoi ne saurions-nous pas le faire avec l’arrivée d’un·e nouvel·le amoureux·se ?
Lorsque qu’une possible rencontre amoureuse se présente à moi, j’ai conscience de l’impact qu’elle aura sur mes proches si elle prend corps, à commencer par mes amoureuses actuelles. Il faut alors laisser s’opérer un processus alchimique collectif, délicat et rigoureux, celui de l’alignement intérieur, nourri par la joie. Cet état doit infuser chaque décision, chaque parole, chaque mot, chaque acte, des un·e·s et des autres. Je ne connais pas la destination finale, mais un pas, puis un autre, puis un autre, en intégrité, me mèneront toujours à l’endroit juste, du moins je le crois. L’eau sait-elle où elle va ? La conscience fonctionne ainsi. Il suffit de lui laisser suivre les contours de la vérité intérieure sans chercher à altérer son cours. Tout ira là où il faut, au détour des montagnes et des plaines. Je laisse depuis longtemps ma vie se construire sur cette dynamique de la conscience-eau, ma vie amoureuse n’y échappe pas. Au monde comme à mes Déesses, je veux offrir ce respect et cette intégrité.
Il suffit donc de faire appel à cette intelligence qui sait. Les questions du partage du temps et du qui vit avec qui se résolvent toutes seules car dans l’amour véritable le temps ne se voit plus en grands blocs rivaux. On vit le temps de manière fractale, où tout se retrouve dans tout, où la profondeur de l’instant, donc sa qualité, prévaut sur l’étendue du temps, sa quantité. Bien sûr que l’arrivée d’un·e nouveau·elle partenaire peut altérer les autres formes de relations, provoquer des deuils, des transformations (cf second astre), mais si on les traverse dans l’acte de vérité radicale, cela nous conduit toujours vers du meilleur. Toujours.
Rune Guneriussen – Evolution #4
Voilà donc ces quatre astres qui guident ma vie amoureuse. J’espère qu’ils pourront vous servir à vous aussi. N’oubliez pas qu’ils vous faut d’abord avoir exploré vos propres processus d’attachement, de possessivité et d’insécurité avant de pouvoir naviguer sereinement sur ces mers lointaines. Pour beaucoup, les perditions dans l’amour romantique restent encore un parcours initiatique nécessaire, tellement bien décrit par Paule Salomon dans son ouvrage “La sainte folie du couple“. Il faut parfois avoir tourné en rond dans la même cage de nombreuses fois avant d’oser la quitter pour l’inconnu.
Je tiens à exprimer toute ma gratitude et tout mon amour auprès des Déesses qui ont pris le risque de danser à mes côtés, avec tout le courage que cela demande. Avec quelques-unes nous partageons une ardente relation amoureuse. D’autres ont choisi d’autres partenaires, la relation a vécu ses transformations et ses deuils. Je garde avec la plupart une complicité profonde et une indéfectible gratitude du chemin que nous continuons de partager.
Vous pouvez maintenant finir sur un magnifique texte de Paul Salomon : L’Homme lunaire.
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