Ton plus beau cadeau
Ne cherche pas à conquérir le bonheur, car le bonheur ne se conquiert pas. Il se décide. Décrète la joie en toi, car en toi et par toi s’invente l’Univers.
L’œuvre de toi-même se nourrit de sa propre finalité. Ton être temporel incarne l’instrument de musique que tu as choisi pour jouer la Musique Céleste. Ne confonds pas l’instrument et la mélodie. Les instruments vivent séparés, distincts, temporels. La musique se veut une, atemporelle, universelle. Elle se célèbre par métissage et communion. Dans sa propre extase, Dieu, par elle, danse.
Vois le bonheur comme un violon à côté de ta main. Peu importent les circonstances de ta vie, ici, maintenant, tu peux décider de le saisir et d’en jouer. Ne t’offusque pas des fausses notes ou de tes doigts maladroits. Ta Joie Créatrice leur ouvrira la voie vers la maîtrise, et non pas le contraire.
Qu’il vienne comme ton parent, ton enfant, ton ami ou ton conjoint, ne te rends pas dépendant de l’autre, n’attends pas après lui, n’en fais pas ta béquille. Une fois affranchi, repu de ta propre joie, alors avec l’autre tu pourras célébrer. Ainsi vivras-tu vraiment l’union.
La nature même de ta mélodie attirera les musiciens qui viendront jouer avec toi. Les veux-tu tristes, académiques, conventionnels ? Les veux-tu débridés, joyeux, libres, créateurs ? Tout se décide en toi.
Dédomestique-toi. Compose la Musique Céleste avec les cordes de ton Être, deviens ton propre chef-d’œuvre. Ne te limite pas.
Voilà le plus beau cadeau que tu feras à ton parent, à ton enfant, à ton ami, à ton amour, au monde entier.
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Dali – “Ma femme, nue, regardant son propre corps devenir escalier, trois vertèbres d’une colonne, ciel et architecture”. (1945)
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