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Un an après le vœu de richesse

Plus d’un an a passé depuis le 7 septembre 2009, jour où le vœu de richesse est entré dans ma vie. Autant ce vœu s’est manifesté comme une évidence, autant il m’était difficile à l’époque d’avoir une idée du chemin qui me mènerait à son application pratique, en particulier le fait de migrer de l’argent conventionnel vers les monnaies libres.

Je reprécise ici que le vœu de richesse est une expérience spirituelle, un engagement envers l’infinie richesse qui nous entoure en tant que manifestation inhérente de l’Univers. Le fait de quitter un jour la monnaie conventionnelle — l’argent, les euros, et tout ce qui va avec — est une application circonstancielle de ce vœu. Elle est liée à mon époque et à ce que j’ai choisi d’y faire via ma propre expression. Quelqu’un d’autre peut parfaitement prononcer ce même vœu et choisir une manière différente de le manifester. Le vœu de richesse n’oblige pas à quitter la monnaie conventionnelle, quand bien même il questionne profondément notre rapport à l’argent.

Où en suis-je un an après ?

Je suis au milieu du gué, c’est-à-dire déjà bien éloigné de l’argent conventionnel, sans pour autant avoir construit une existence dans les monnaies libres. Le milieu du gué est le passage le plus délicat. Les courants y sont forts, on peut chanceler et se retrouver entraîné dans de dangereux tourbillons. On est au plus loin des deux berges, le doute s’installe facilement, surtout quand il est aidé par les autres qui, sur la rive, ne se privent pas de manifester leur scepticisme. Il faut à tout prix rester en équilibre, car c’est sur cet équilibre et cette volonté intérieure que tout se joue.

Les faits maintenant…

J’ai quitté ma maison en mai dernier. Donc plus de loyer en euros.

Je suis nomade. Pour l’instant je loge chez les amis qui m’offrent l’hospitalité, qui comprennent et soutiennent ma démarche. C’est une situation transitoire, inconfortable, mais qui rapproche. J’essaie de faire que mon séjour apporte quelque chose, dans l’invisible comme dans le matériel. Ce n’est pas toujours évident car ma présence n’est jamais neutre, vu les engagements que je porte en moi. Ces derniers interpellent, même si je ne fais aucun prosélytisme et si je me montre aussi discret que possible. Être dans le service au temps présent, et rester focalisé sur l’énorme travail de développement des monnaies libres demande un fin réglage, une vigilance permanente. J’apprends beaucoup dans ces équilibres délicats.

Mon corps est devenu ma vraie maison. Une évolution que j’apprécie d’autant que le corps a toujours été pour moi l’espace dans lequel s’incarne la connaissance. Les potentialités, les idées, les concepts qui ne sont pas encore descendus dans le corps n’ont pas encore opéré leur incarnation dans la matière. Le corps est un espace de transmutation alchimique dirigé par la conscience.

La plus grande difficulté dans ce nomadisme réside dans ce que cela impose à mon petit bonhomme Estéban. Il n’a plus sa petite chambre à lui, ses jouets sont dans un container. Il doit, lui aussi, s’adapter et franchir le gué avec moi. Heureusement, il a une base et sa chambre à lui avec sa maman Stéphanie. Pour Estéban un équilibre dans les extrêmes s’est révélé : sa maman lui donne les racines, son papa lui donne les ailes. J’ai beaucoup de gratitude pour Stéphanie pour son soutien dans toute cette aventure de vie.

J’ai quitté la banque. Plus de compte en banque, plus de carte de crédit, plus de jeu de cash cash. C’est un pas symbolique important pour moi.

Je rends ma voiture également, c’est l’association TheTransitioner qui en devient propriétaire. Je ne m’en sers plus que marginalement sur le plan personnel, ce sont surtout les déplacements professionnels qui en justifient l’utilisation. Donc plus de voiture perso non plus.

Les seules dépenses qui demeurent aujourd’hui sur le plan personnel sont :

  1. nourriture et hygiène (dentifrice, shampooing, etc)
  2. quelques objets de temps (des vêtements par exemple)
  3. et surtout le nécessaire pour l’éducation et le bien-être de mon petit garçon, en particulier les frais de scolarité

Mes besoins personnels sont devenus modestes. Je vis aujourd’hui avec une valise, et je m’en porte très bien. Je ne ressens aucun besoin particulier, tout ce qui m’importe est de servir et d’accompagner mon petit garçon dans son chemin de vie.

Je continue aujourd’hui de fonctionner avec des espèces pour les postes 1 et 2. Pour les dépenses scolaires d’Estéban (3), plus conséquentes, j’espère cette année pouvoir aider l’école d’Estéban à évoluer vers les monnaies libres. Cette dernière, embourbée dans une incertaine survie liée à l’argent rare, aurait tout à gagner avec les monnaies libres. Cela me permettra également d’y développer une relation conforme au vœu de richesse.

Les prochains pas ? Ils consistent bien entendu à me séparer de l’argent rare que j’utilise encore, afin de construire une existence riche dans les monnaies libres. C’est la phase la plus délicate. Elle nécessite que la plate-forme « flowplace » ainsi que les protocoles MetaCurrency aient suffisamment évolué pour être utilisables par des cercles économiques. Cette transition doit être organique.

Et tout ceci n’est possible, bien sûr, que grâce aux actions de celles et ceux qui nous accompagnent. Même si le chemin peut parfois sembler solitaire, c’est avant tout une aventure collective !

jf

There are 3 comments on this post
  1. Vincent Trautmann
    octobre 28, 2010, 3:30

    Merci Jean-François pour ces nouvelles et le partage de ce beau voyage.

  2. Laurent Baron
    novembre 21, 2010, 12:44

    Bonjour Jean-François,
    Je réagis après la lecture de ces lignes qui me remplissent de joie et d’espoir, je souhaitais t’en remercier.
    Bien à toi,
    avec profond respect
    Laurent Baron

    • novembre 21, 2010, 5:48

      Merci beaucoup Laurent. C’est toujours bon de recevoir un tel témoignage !

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