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Effondrement et intelligence collective
Conférence au Paris P2P Festival : « Le monde que nous voulons »
Pour vous, acheter veut-il dire posséder ?

Les moyens que nous utilisons pour accéder aux biens matériels influencent la relation que nous établissons avec lesdits biens. Les avons-nous acquis par un vol, une conquête, un troc, un achat, un prêt, un héritage, un don ? Avons-nous utilisé une monnaie, et si oui laquelle ? Suivant le mode d’acquisition, la destinée et la dynamique sociale rattachée à chaque bien diffèrent grandement.

Acheter et posséder, aussi neutre que cela puisse paraître, nous lie à un vol originel. « La propriété, c’est le vol« , disait Proudhon. Vol d’une terre, d’une chose, d’un être vivant. La rareté de argent qu’il faut « gagner » attise l’état d’esprit de la conquête, de la compétition, de la propriété, de la possession. Ça flotte dans l’air, dans la culture, au point qu’on n’y pense même plus. Ces maux s’estomperont lorsque nous utiliserons des monnaies suffisantes qui circuleront en proportion directe avec la capacité d’engagement économique de chacun. Quant à l’économie du don, elle nous amènera à un tout autre niveau si nous arrivons à la développer à grande échelle.

Ainsi la façon dont un conçoit une monnaie attise des état spécifiques de conscience : prédateur, archaïque, conquérant dans le cas de l’argent. Ouvert et généreux dans le cas de monnaies suffisantes. Compassionnel et créatif dans le cas de technologies supportant l’économie du don. L’obsession de la possession nous tourmente moins dans une économie de monnaies libres que dans une économie d’argent rare. Cette obsession nous quitte complètement en contexte d’économie du don.

De plus en plus de gens réaliseront que l’évolution de la conscience de l’humanité nécessite l’usage d’un nouveau langage : le langage des flux. Une révolution aussi importante que l’écriture en son temps.

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jf